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02 mai 2021

Le leucisme chez les oiseaux

Peut-être avez-vous déjà observé un merle avec des plumes anormalement blanches. C’est une anomalie du plumage causé par une mutation génétique. Si il a le corps entièrement blanc avec des yeux rouges, c’est de l’albinisme ; si il a des plumes blanches (toutes les plumes : complet ; quelques plumes : partiel) mais des yeux noirs, c’est du leucisme.

merle-Cenel-P1020426Le leucisme (aussi appelé leucistisme) peut affecter tous les oiseaux sauvages. Beaucoup d’oiseaux en captivité sont élevés spécialement pour leur leucisme. Par exemple les paons blancs.

Le leucisme est du à un manque des deux mélanines : eumélanine et phéomélanine.

Les oiseau très leuciques ont un problème : les prédateurs. En effet, ils sont plus facilement repérable même si certains prédateurs, n’ayant pas l’habitude de chasser des oiseaux blancs, ne s’en intéresse pas forcément.

Dernier problème : pour attirer un(e) partenaire, c’est plus difficile !

Texte : Cénel

Photo : Olivier Frechet (non membre de VNV

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28 avril 2021

Le Xylocope violet, ce « gros bourdon noir »

Vous n'avez pas à avoir peur du Xylocope violet car c'est une abeille solitaire tout à fait paisible qui butine diverses fleurs.

DSCN5619Ici une femelle.

C'est la plus grosse abeille d'Europe. Comme toute bonne abeille, le xylocope dispose de quatres ailes. Il a un corps noir avec des ailes aux reflets violets. Le mâle peut se différencier de la femelle par ses deux taches orangées au bout de chacune de ses antennes. Grâce à ses puissantes mâchoires, il fait des galeries dans le bois pour y pondre ses œufs. On le nomme « abeille charpentière » car il a un penchant pour les vielles charpentes, qui lui a fait sa mauvaise réputation avec sa taille impressionnante. Les dégâts sont tout de même très limités.
Seul la femelle peut piquer et elle ne le fait presque jamais. Par rapport aux autres abeilles, elle est très calme.

DSCN5621

DSCN5622Les adultes émergent en fin d'été, ils hibernent l'hiver et s'accouplent au printemps. On peut donc les observer presque toute l'année.
Le nombre d'abeilles charpentières semble augmenter. Cela serait dû au réchauffement climatique.

Les adultes hibernent dans des vieux murs ou dans des briques alvéolées.

 

Texte et photo de Cénel

Sources : Wikipédia ; Les pages entomologiques d'André Lequet ; À la rencontre des abeilles solitaires, Les Cahiers Techniques de la Gazette des Terriers

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25 avril 2021

Le pic épeiche (dendrocopos major)

Le pic épeiche est un oiseau de la famille des pics, comme le pic vert ou encore le pic noir. Le pic épeiche habite dans les forêts, dans les bois, dans les parcs et les jardins.

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L'alimentation du pic épeiche varie en fonction des saisons. En été, il se nourrit principalement d'insectes, mais ça lui arrive de manger des oisillons ou des oeufs de passereaux. Durant l'hiver, il se nourrit généralement de graines de conifères, de noisettes et de faines. Il suce parfois la sève des arbres.

 

Texte de Yvon

Photo de Cénel

 

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20 avril 2021

Le martin-pêcheur d'Europe (Alcedo atthis)

Le martin-pêcheur, que l'on peut comparer à une "pierre précieuse", guette les petits poissons surplombant la surface de l'eau. Il les capture en plongeant.

martin_pecheur_1

Pendant les hivers rigoureux, où les étendues d'eau sont prises par les glaces, beaucoup de martins-pêcheurs meurent. Les survivants compensent des pertes par des nichées prolifiques. Il se nourrit de petits poissons et de petits animaux aquatiques comme les batraciens.

Il habite près des rivières, des étangs et des lacs comportant des berges abruptes pour qu'il puisse y creuser des galeries et y faire un nid. Sa période de nidification est entre mars et septembre, il fait une nichée par an.

 

Texte de Yvon

Photo écobalade.fr

Source : 440 oiseaux de Volker Dierschke 

 

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17 avril 2021

Le Faucon crécerelle

« Ce matin, en allant au travail, j’ai vu une jeune buse qui apprenait à voler en battant les ailes d’avant en arrière. Elle faisait comme du surplace au dessus du champ. »

Mais non monsieur, je n’apprends pas à voler ! Et je ne suis pas une jeune buse ! Restez poli ! Je suis un noble faucon et j’ai 9 ans de carrière derrière moi, tout de même !

_MG_2586 (3)Eh oui, vous l’aurez deviné, je suis le Faucon crécerelle. Posé, j’ai un manteau roux, des pattes jaunes et moustache noire. Le mâle et le femelle sont différents : monsieur a la calotte grise et moi (la femelle) j’ai la calotte brune. En vol, j’ai des ailes en forme de faux ainsi qu'une longue queue qui se termine par des bouts noirs (vu de dessous).

Pour nicher, je prends souvent des vieux nids de corvidés. Parfois aussi des bâtiments. Vous seriez très gentils si vous m’installiez un nichoir, par contre à 4 mètres minimum de hauteur.

Je me nourris de petits mammifères tels que les campagnols. Parfois aussi des gros insectes, des petits reptiles (lézards) ou encore des jeunes oiseaux.

Je chasse principalement dans les champs mais aussi dans tout milieu ouvert. Il faut quand même de quoi nicher (voir plus haut).

En France, je ne migre pas mais plus au Nord cela m’arrive. Dans ce cas, je pars entre août et octobre et je reviens entre février et avril.

Texte de Cénel

Photo de Jean-Paul Burte (guide vosgien)

Sources : Oiseaux.net, Avibase et BirdLife International

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08 avril 2021

Les abeilles sauvages terricoles du printemps

Connaissez-vous les abeilles solitaires ?

Aussi appelées abeilles sauvages, ces abeilles ont des tailles et des couleurs très variées. Elles sont poilues et elles ne produisent pas de miel.

Parmi le bon millier d’espèces d’abeilles sauvages françaises, nous parlerons ici des abeilles de cette saison (le printemps) qui sont terricoles, c’est-à-dire qu’elle font leur nid dans la terre.

DSCN5511Tiens, quelqu'un habite ici !

Andrène vagabonde (Andrena vaga) :

andrene_vagabonde_DSCN5481

Aussi appelée « andrène vague » , cette andrène s’observe de mars à avril. Son abdomen est noir, tout comme ses pattes. Le mâle a un thorax noir avec quelques poils blancs. La femelle est bien plus grosse et a le thorax blanc. Pour nicher, elle apprécie les sols sablonneux. On peut observer des bourgades (ce sont des rassemblements de beaucoup de nids sur un même site). Elle se nourrit de fleurs de saules. Elle est parasitée par Nomada lathburiana, une abeille-coucou.

 

Collète des saules (Colletes cunicularius) :

collete_des_saules_DSCN5472-web800

Cette espèce d’abeille peut être confondue avec l’abeille mellifère (l’abeille domestique, des ruches). Toutefois, l’abeille domestique a une « corbeille à pollen » sur les pattes arrière. De plus, l'abeille des ruches est plus orange au niveau de l’abdomen. Chez la collète, le mâle est plus petit que la femelle. Il dispose aussi d’une plus grosse « moustache » blanche sur la face. L’abdomen est noir, légèrement rayé. Le thorax a une pilosité brun roux. C’est la plus grande des espèces du genre Colletes. Il y a souvent des bourgades très populeuses dans la terre nue ou le sable. Comme l’Andrène vagabonde, elle butine les salicacées. Son abeille-coucou (qui, pour la nidification, agit comme le Coucou gris) est Sphecodes albilabris.

 

Andrène fauve (Andrena fulva) :

andren_fauve_2_DSCN5565

L’Andrène fauve est facile à reconnaître, avec son allure de petit bourdon et son corps roux dessus et noir dessous. Sa tête est noire pour la femelle avec une « moustache » blanche pour le mâle. Elle a les pattes noires.  Elle a une brosse de poils recourbés sur la patte postérieure. Cela s’appelle le « flocculus » . Vous pouvez la voir entre mars et mai. Elle butine un certain nombre de fleurs de familles différentes, on dit donc qu’elle est « polylectique » . Elle adore en particulier les groseilliers. Elle aussi peut former des bourgades dans la terre ou le sable.

 

   + parasites :

 

Je vous ai parlé des abeilles-coucous. En fait, ce sont aussi des abeilles solitaires. Elles vont pondre dans les nids des abeilles terricoles. Ensuite, leurs larves vont manger la nourriture qui était réservée aux larves de l’abeille qui a construit le nid. On les prend souvent pour des guêpes. Elles ont très peu de poils.

DSCN5558Sphécode à labre blanc (Sphecodes albilabris)

bombyle_DSCN5526

Grand Bombyle (Bombylius major)

Il y a aussi d’autres parasites des abeilles sauvages terricoles. En particulier les bombyles. Ce sont des parasitoïdes, c’est-à-dire un être qui se développe au détriment d’un autre être, qu’il tue inévitablement. En l’occurrence, le bombyle va pondre devant les nids d’abeilles. Plus tard, les larves vont venir dans le nid de l’abeille pour manger les larves de cette dernière. Pauvres abeilles !

Les premières abeilles solitaires sont sortis de leurs terriers ; alors à vos filets à insectes, boites-loupes et appareils photos !

Article de Cénel

Sources : 

- Observatoire des Abeilles

- À la rencontre des abeilles solitaires, les Cahiers Techniques de la Gazette des Terriers

- Wikipédia

- SAPOLL

- CilcNat

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03 avril 2021

Les lamiers

On méprise souvent ces plantes car on les prend pour des orties. Pourtant, elles méritent notre attention.

DSCN5233Elles ne piquent pas et ont des vertus culinaires et médicinales (tout comme l’ortie). Elles font des fleurs avec un grand casque. Il existe deux espèces principales en France :

 

Lamier pourpre :

DSCN5232

Aussi appelé « ortie rouge » , cette plante a une fleur violette avec un grand casque. L’ortie, elle, ne fait que de minuscules fleurs. Les feuilles du haut de la plante ont souvent une teinte pourpre. Elle fleurit quasiment toute l’année, soit de février à novembre.

 

Lamier blanc :

DSCN5230      DSCN5231

 

 

 

 

 

 

 

Comme son nom l’indique, ce lamier a une fleur toute blanche. Il fait 20 à 50 cm de hauteur. Il est réputé pour ses propriétés médicinales. Cet plante fleurit d’avril à août. Ses feuilles sont vertes et fortement dentés. Il vit partout en France, sauf dans le midi.

 

Texte et photos : Cénel

 

Sources : Wikipédia, La Renarde des Alpes et eFlore

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21 mars 2021

C'est la saison de la migration

En ce moment, c’est la saison de la migration pré-nuptiale. C’est le moment de vous présenter quelques espèces migratrices communes.

    Hirondelle rustique
    Cigogne noire
    Cigogne blanche
    Grue cendrée
    Sarcelle d'hiver
    Milan noir
    Hirondelle de fenêtre
    Martinet noir
    Bergeronnette grise
    Rougequeue noir

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Hirondelle rustique :

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Les hirondelles aiment se mettre sur les fils éléctriques. Photo : Cénel Frechet-Mauger

Pendant longtemps, on a cru que les hirondelles passaient l’hiver dans la vase. Cette croyance vient sans doute du fait que les hirondelles se rassemblent dans les roselières pour passer la nuit. L’un des premiers à découvrir qu’elles migraient était le naturaliste Buffon. Les Hirondelles rustiques sont insectivores. Elles bâtissent leur nid extrêmement près des hommes : étables, avant-toits...

Un super site sur les hirondelles :  http://www.hirondelle.oiseaux.net/hirondelle.html


Cigogne noire :

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Individu dans un parc animalier. Photo : Olivier Frechet

La Cigogne noire est beaucoup moins commune que la Cigogne blanche. La migration pré-nuptiale s’effectue en mars tandis que la migration post-nuptiale s’effectue en août ou en septembre. Elles hivernent en Afrique. Elle a plus de noir que la Cigogne blanche.

Pour consulter l’article sur les cigognes : http://vnvecologie.canalblog.com/archives/2020/11/10/38641606.html

Cigogne blanche :

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Une Cigogne blanche dans la réserve des Barthes. Photo : Olivier Frechet

Les Cigognes blanches rejoignent leurs quartiers d’hiver en août ou en septembre (comme la Cigogne noire). Vers avril, elles reviennent nicher chez nous. Ces dernières années, un certain nombre de Cigognes blanches se sont sédentarisées avec, certes, le réchauffement climatique, mais pas que : à une époque, les cigognes se sont raréfiées et on en a réintroduit. Les populations que l’on a réintroduit se sont sédentarisées.

Le même article sur les cigognes  : http://vnvecologie.canalblog.com/archives/2020/11/10/38641606.html

Grue cendrée :

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Des grues se nourrissant dans la réserve des Barthes. Photo : Olivier Frechet

La grue cendrée est un oiseau qui part de Suède et de l’est de l’Europe, direction l’Espagne ou le Sud de la France, certaines vont parfois jusqu’en Afrique du Nord. Elles migrent sur environ 2 500 kilomètres. Ce bel oiseau fait partie de l’ordre des Gruiformes, à la familles des Gruidés et au genre Grus. Elle a une petite calotte rouge accompagnée d’un cou noir. Pour le reste, elle est grise, sauf le dos qui, en période nuptiale, devient brun.

Si vous voulez consulter la fiche Oiseaux.net sur cet oiseau : https://www.oiseaux.net/oiseaux/grue.cendree.html

Sarcelle d’hiver :

Sarcelle d'hiver couple Jacques Rivière

Un couple. Photo : Jacques Rivière

Dans le Nord de la France, cette espèce peut être présente toute l’année mais, dans le Sud, elle est là seulement l’hiver : elle passe l’été en Sibérie, en Scandinavie ou en Europe de l’est. Le mâle est très beau avec sa tête rousse sauf son bandeau vert. Il présente aussi un miroir alaire et des plumes sous-caudales (sous la queue) jaunes. La femelle est plus discrète : elle est toute brune avec la gorge blanchâtre. Elle présente aussi un trait sourcilier et une calotte (sur la tête) noirs.

La fiche de Oiseaux.net sur la Sarcelle d’Hiver : https://www.oiseaux.net/oiseaux/sarcelle.d.hiver.html

Milan noir :

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Un Milan noir en vol. Photo : Olivier Frechet

Le Milan noir est un migrateur qui passe la belle saison chez nous. Il est très opportuniste dans son alimentation. Il se nourrit principalement de poissons morts et d’animaux écrasés. Il mange aussi beaucoup de petits rongeurs tels des mulots. Parfois des déchets. Il n’est non pas noir, mais brun. Pour éviter de le confondre avec son cousin le Milan royal, il faut regarder la queue et les ailes : le Milan royal a la queue plus échancrée et plus de blanc sur les ailes.

Pour consulter l’article sur le Milan noir, c’est par ici : http://vnvecologie.canalblog.com/archives/2020/05/21/38311228.html

Hirondelle de fenêtre :

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Un dessin d'un Hiondelle de fenêtre en vol. Dessin : Cénel Frechet-Mauger

L’Hirondelle de fenêtre, comme la rustique, passe seulement la belle saison chez nous. Vers septembre, elle va partir au-delà du Sahara, revenant vers l’Europe et l’Afrique du Nord fin avril-début mai. On peut la distinguer de l’Hirondelle rustique avec ces deux critères : le croupion blanc et la gorge blanche aussi. Aussi, sa queue n’a pas de filets.

Le même super site sur les hirondelles : http://www.hirondelle.oiseaux.net/hirondelle.html

Martinet noir :

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Un martinet à Gouvieux. Photo : Cénel Frechet-Mauger

Le Martinet noir est présent dans toute l’Europe. C’est un migrateur strict. Contrairement aux hirondelles, le martinet est tout noir avec une légère gorge blanche. Son nom latin ( « Apus apus » ) signifie « sans pattes »  car cet oiseau ne dispose que de minuscules pattes. Par contre, il est taillé pour le vol avec ses ailes en forme de faux. Il passe sa vie dans les airs, dormant et s’accouplant en volant. Il ne se pose que lors de la nidification.

Le Wikipédia du Martinet noir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Martinet_noir

Bergeronnette grise :

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Elle aime les pelouses pour chercher des insectes. Photo : Olivier Frechet

La Bergeronnette grise est une migratrice partielle. Certaines préfèrent rester, d’autres pas. Mais certaines populations sont entièrement migratrices. Elle porte bien son nom car elle est toute en noir et blanc. On les appelait autrefois hochequeues. En effet, elles agitent la queue souvent. La Bergeronnette grise se nourrit principalement d’insectes de petite taille.

L’article sur la Bergeronnette grise : http://vnvecologie.canalblog.com/archives/2020/11/01/38622681.html

Rougequeue noir :

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Un juvénile perdu dans une serre. Photo : Olivier Frechet

Le Rougequeue noir n’est pas un migrateur strict, mais beaucoup s’en vont vers septembre pour rejoindre l’Afrique du Nord et reviennent dès février ou mars. Le mâle porte un plumage noir dans l’ensemble mais avec une calotte grisâtre. Il a aussi une tache blanche sur l’aile. La femelle se contente de gris souris presque brun. Surtout, (comme son nom l’indique) il a une queue rousse-orangée.

 

La fiche de Oiseaux.net du Rougequeue noir : https://www.oiseaux.net/oiseaux/rougequeue.noir.html

 

Texte de Cénel

22 février 2021

Ramassage de déchets

Nous sommes allés ramasser les déchets le dimanche 14 février 2021 au croisement de la rue Neuve et de la rue Corbier Thiébault (à Gouvieux). Nous avons ramassé plusieurs kilos de déchets : bouteilles en plastique, cannettes, détritus en tout genre...

Nous avons même trouvé un sac de course avec dessus : " I love my planet " ou encore un panneau " à vendre " avec " vendu " sur l'autre face !

VNV-ramassage-DSCN4939Les ramasseurs et leur butin, de gauche à droite : Alice, Emile, Johanne, Cénel, Yvon

VNV-ramassage-DSCN4934Alice et son panneau "a vendre" !

VNV-ramassage-DSCN4938Moi (Cénel) en train de ramasser des déchets

VNV-ramassage-DSCN4936Yvon en train de ramasser des déchets

Ramassage réalisé par Alice, Yvon, Johanne, Emile et moi (Cénel)

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29 janvier 2021

Le furetage

Un furetage va être organisé le 06 février à Gouvieux (étangs de Toutevoie).

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Mais en quoi consiste, au juste, un furetage ?

Un furetage est une pratique de chasse aux lapins de Garenne. Les chasseurs introduisent le furet dans un terrier. Comme vous le savez, les terriers de lapins ont plusieurs issues de secours. Les lapins vont sortir par l’une d’elle, voyant un furet affamé à leurs trousses. Là les attendent les chasseurs qui vont leur tirer dessus ou les faire tomber dans des pièges.

Parfois, le furet était mal dressé et il mange les lapins.

Dans tout les cas, les lapins meurent.

 

Pourquoi faire ?

 

Selon l’Association des Piégeurs Agréés de Savoie cette pratique se justifie : « par les dégâts que ce rongeur commet aux cultures, aux vignes, aux arbres fruitiers, dans les jardins, sur les infrastructures des voies ferrées, routières et autoroutières, aux terrains d'aviations etc... »

 

Selon Animal Cross : « Les lapins de Garenne mangent les herbes sèches et nettoient les sous-bois. Ils permettent ainsi aux plantes autochtones de se régénérer, de croître et de se densifier, favorisant le bon fonctionnement de la chaîne alimentaire. Ils limitent par ce travail les départs d’incendie liés aux phénomènes d’herbes sèches. Leurs terriers permettent un bon drainage des sols, l’eau ruisselant dans les galeries. »

 

Il y a donc les chasseurs et les protecteurs des animaux. Regardons ce que dit Wikipédia : « Si le lapin de garenne est localement considéré comme envahissant en raison de sa densité de population ou plutôt des dégâts qu'il peut faire sur l'agriculture et la sylviculture, il a pourtant aussi disparu d'une vaste partie de son aire ancienne de répartition, ce pourquoi l'UICN l'a en 2007 considéré comme près de la limite au-delà de laquelle il serait à inclure dans les espèces menacées. »

Eh oui, le lapin est une espèce en danger d’extinction au niveau mondial. Au niveau européen, il est considéré comme « Quasi-menacé » (source : UICN). Pourquoi ?

 

Wikipédia a la réponse ! « Les populations du lapin de garenne ont régressé principalement à cause de la myxomatose et de virus hémorragiques ou d'autres maladies, auxquelles s'est ajoutée localement une mauvaise gestion cynégétique. »

 

Une « mauvaise gestion cynégétique » , cela veut dire une mauvaise gestion du lapin de Garenne par les chasseurs.

 

Bref, le furetage est une mauvaise idée. Il crée beaucoup plus de problèmes que de solutions.

Et puis, n’est ce pas affreux de tuer une centaine de lapins en une matinée ?

 

Et à Gouvieux ?

 

Dans l’Oise, le lapin est considéré comme nuisible. Il n’y a aucune réglementation sur le nombre de lapins à tuer. A Gouvieux, le furetage se déroulera le samedi 6 février au matin.

 

Alors, pour empêcher ce furetage, mobilisons-nous !

 

Merci de partager cet article le plus possible !

Textes et photo : Cénel

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27 janvier 2021

Le furet européen

 

Bonjour c'est moi le furet,attention je ne suis pas une fouine! On est cousin car on appartient à la même famille: celle des mustélidés. Dans cette famille, il y a le Blaireau à gorge blanche, le Glouton, la Loutre géante, le Ratel et le Putois marbré. Je suis présent dans toute l'Europe, je vis surtout dans les forêts, dans les parcs et dans les prairies. Je me nourris de souris, de rats, de petits mammifères, d’oiseaux, de reptiles et d’amphibiens. On m'utilise pour ma fourrure et pour la chasse.

 

Texte:Yvon

Photos:Botanic

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12 janvier 2021

Le goéland argenté

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Vous me reconnaissez ? Ha non, raté, je ne suis pas une mouette !

C’est moi, le goéland argenté. Mais, au fait, comment faîtes-vous pour me confondre encore et toujours avec la mouette rieuse, je vous le demande ? Certes, nous partageons les même habitats (bords de mer... ) et mangeons à peu près les mêmes choses (bien que j’aie une alimentation plus variée qu’elle et qu’elle mange souvent des choses plus petites que moi).

Mais pourtant, la mouette porte, en plumage nuptial, une jolie tête noire, d’ailleurs, en anglais, son nom est « Black-headed Gull ». En plumage internuptial, elle arbore deux croissants gris derrière l’œil.

 

mouette_rieuse-2En plumage internuptial.

 

mouette_rieuseEt nuptial !

Tandis que moi, j’ai un visage entièrement blanc en toute saison avec un bec jaune qui comporte une petite tâche rouge sur la partie inférieure.

Parlons maintenant de mon cousin, le goéland leucophée. Pour nous différencier, c'est simple. Lui a des pattes jaunâtres et moi des roses.

 

Pour mon autre cousin, le goéland brun, c’est encore plus simple à comprendre : il a des ailes toutes noires, les miennes sont grises. En plus, ses pattes sont jaunes ! Comparez :

DSCN0581

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C’est en vol que ça se complique. Malgré tout, la mouette a une plus petite envergure que moi. En plus, les jeunes de mon espèce sont bruns tacheté de blanc et ont un bec et des yeux noirs.

 

 

 

Goéland argenté - Carte d’identité :

geoland_argente-2Petite

Nom latin : larus argentatus

 

Envergure : de 1,35 à 1,45 m

 

Habitat : le long des côtes, près des décharges, parfois dans les champs

 

Alimentation : poissons, crustacés, œufs, vers de terre, cadavres, déchets alimentaires (humains)...

 

Description : tête, ventre et poitrine blancs ; ailes et dos gris ; bec jaune avec une tache rouge sur la partie inférieure du bec ; pattes rose

 

Comportement : sociable

 

 Article de Cénel

Photos de Olivier Frechet (non membre de VNV) et Cénel

22 décembre 2020

Construire une mangeoire en Lego

Construire une mangeoire en Lego, c'est simple, ça prend peu de temps, c'est amusant et c'est utile aux oiseaux en hiver.

Démonstration en vidéo :

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03 décembre 2020

Nourrir les oiseaux en hiver, le poste de nourrissage

En forêt, 90% des rougegorges meurent en hiver. Mais vous pouvez agir.

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Vous avez deviné, on peut agir en faisant un poste de nourrissage. Mais qu’est ce que c’est au juste, un « poste de nourrissage » ?

Un poste de nourrissage, c’est des mangeoires, des boules de graisse, des pommes... Tout ça pour les oiseaux.

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Pourquoi ?

Parce que, en hiver, la nourriture des oiseaux se raréfie et la plupart des oiseaux vont mourir, sans vous.

 

Quand ?

Attention ! Ne nourrissez les oiseaux que l’hiver, quand il fait vraiment très froid.

 

Comment ?

Vous pouvez mettre toutes sortes de mangeoires : à plateau, à trémie, à silo...

Soit vous les fabriquez vous-même (si vous êtes bricoleur) ou vous pouvez les acheter sur la boutique de la LPO ou sur le site de La Hulotte :

 

https://www.lahulotte.fr/petite_mangeoire.php

 

https://boutique.lpo.fr/catalogue/jardin-d-oiseaux/mangeoires/

 

Vous pouvez mettre aussi des petites graines sur une pierre, cela attirera les oiseaux les plus timides. Autre option, les boules de graisse. Les boules de graisse sont destinées principalement aux acrobates (sittelles, mésanges...). Encore une autre possibilité, les pommes par terre (pourries de préférence), elles attireront les merles, grives et étourneaux.

 

Qui ?

De nombreux oiseaux sont susceptibles de venir au poste de nourrissage : mésanges, moineaux, verdiers, sittelles, merles, accenteurs, rougegorges, grives, grosbecs, tarins, pinsons...

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Quoi ?

Dans les mangeoires, vous avez le choix question graines, mais la graine préférée de la plupart des oiseaux est le tournesol.

 

Où ?

Dans un espace dégagé d’où les oiseaux pourront voir venir les chats et autres prédateurs, mais il faut que les oiseaux aillent décortiquer leurs graines sur  une branche facilement.

 

+ Hygiène :

- Penser à nettoyer les mangeoires

- Eviter de nourrir les oiseaux dès qu'il fait un peu meilleur : les maladies n'aiment pas trop le froid, mais quand il fait chaud, elles se dévellopent facilement

- Si vous constatez une accumulation de fientes en desous de la mangeoire, déplacez-la

- Si vous voyez des oiseaux malades qui se nourrissent, arrêtez le nourrissage

 

Article de Cénel, membre de VNV