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Liste des espèces du blog

Voici la liste des espèces du blog (avec liens) :

Animaux : Les abeilles sauvages terricoles du printemps / Les baleines / La Bergeronnette grise / Les cigognes / La Cistude d'Europe / Le Cincle plongeur / La Collète du lierre / La Couleuvre à collier / Le Crapaud commun / Le Cynips du rosier / L'Étourneau sansonnet / L'écrevisse (américaine) / Les faisans / Le Faucon crécerelle / Le Furet européen / Le gendarme / Le Gobemouche gris / Le Goéland argenté /L'Ibis sacré / Cap vers l'Islande : Antoine le macareux moine / Le Martin-pêcheur d'Europe /Le Merle noir / Le Milan noir / Les oiseaux migrateurs / L'Osmie rousse / La Petite Tortue / Le Pic épeiche / Le Pingouin torda / Le Pinson du Nord / La Punaise des bois / La Sittelle torchepot / Le Tichodrome échelette / Les tipules / Les vautours / Le Xylocope violet / Les zygoptères

 Végétaux : L'Arum gouet / Les orchidées (1/2) / Les orchidées (2/2) / Les plantes des sous-bois / Les lamiers /

Nos actions : Construire une mangeoire en Lego - VNV (canalblog.com) / Contre la chasse à la baleine - VNV (canalblog.com) /Des pancartes pour les couleuvres à collier - VNV (canalblog.com) /Exposition dans la bibliothèque de Gouvieux - VNV (canalblog.com) / Ramassage de déchets - VNV (canalblog.com) /  Pensez à nourrir les oiseaux - VNV (canalblog.com) /   

 

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11 avril 2022

Le Pingouin torda

 

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Le Pingouin torda est un oiseau de l’hémisphère Nord et non pas un manchot antarctique. Il fait partie de l’ordre des Charadriiformes et de la famille des Alcidés, les manchots (appelés penguin en anglais) faisant partie des Sphénisciformes et la famille des Sphéniscidés. Il peut voler contrairement à un cousin à lui, hélas décédé, le Grand Pingouin. Ce dernier était grand et vivait dans les eaux islandaises, écossaises, groenlandaises et canadiennes. Les hommes et en particulier les pêcheurs nordiques les ont tués en masse, incapables de s’enfuir. Revenons sur celui qui reste. Il est charpenté, plutôt petit, bicolore et a le bec noir. En plumage nuptial, sa tête devient noire. Il pêche des poissons au large, c’est un pélagique (du grecpélagos= haute mer). En France, l’espèce est en danger. Seul une trentaine de couple se reproduisent sur les falaises bretonnes. En fort déclin, c’est l’oiseau marin le plus menacé de France principalement à cause des marées noires et des captures accidentelles dans les filets de pêche.

 

 

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22 janvier 2022

Le Pinson du Nord

Le Pinson du Nord, oiseau de l’hiver, a la même taille que son cousin le Pinson des arbres (ce dernier est présent toute l’année chez nous). Les deux présentent un dimorphisme sexuel.

 

Ce qui les distingue :

- Un croupion blanc pour le Pinson du Nord, vert pour le Pinson des arbres.

- Une tête grisâtre pour le Pinson du Nord, joues rouges, nuque et calotte grises chez le Pinson des arbres.

- Une barre alaire orange pour le Pinson du Nord, blanche pour le Pinson  des arbres.

 

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Le Pinson du Nord niche de la Scandinavie jusqu’à l’île de Sakhaline et à la péninsule du Kamtchatka, formant une bande sur la Russie. Il hiverne en Europe, en Turquie, au Nord de l’Iran et de l’Irak. De l’autre côté de la Mer Caspienne, sa répartition forme une bande allant jusqu’au Népal, elle descend jusqu’à la côte pakistanaise. Il hiverne aussi en Extrême-Orient, du Nord des Philippines à la Corée en passsant par la Chine et le Japon.

 

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Question habitat, il visite principalement les hêtraies où il trouve sa nourriture principale : les faînes, fruits du hêtre. Il peut aussi visiter des champs en migration et même l’hiver, ceux de maïs ou tournesol.

 

Texte de Cénel

Photo : Cénel

Carte de répartition : Wikipédia

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14 novembre 2021

Des pancartes pour les couleuvres à collier

Des couleuvres à collier se sont installées dans les jardins potager de Gouvieux. Pour les protéger, nous avons fabriqué des pancartes pour montrer aux jardiniers à quel point elles sont utiles, et qu'il ne faut pas les tuer.

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Article et action d'Alice, Cénel, Yvon et Emile

 

 

 

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08 novembre 2021

Le Procès de l'Étourneau sansonnet

P1040389Le Procès commence. L'accusé entre et s'installe. Le président annonce :

Le président : Monsieur, êtes-vous bien L’Étourneau sansonnet, Sturnus vulgaris, né à Aubervilliers et résidant à Paris 15ème ?

L’étourneau : Oui, tout à fait, c’est moi même !

Le président (d’un coup très sérieux) : Bien. Vous êtes inculpé pour squat de propriété privée, salissures de bâtiments publics à répétition, meurtres de vers de terre et prise de fruits destinés à la récolte. En êtes vous conscient ?

L’étourneau : Non, monsieur le président.

Le président : Quel toupet !! Eh bien tant pis ! C’est ainsi et je n’y peux rien ! Commençons par le premier, squat de propriété privée. Un couple de moineau a porté plainte car, selon eux, vous vous êtes approprié la cavité qu’ils convoitaient. Qu’en dites-vous, monsieur l’accusé ?

L’étourneau : Oui, ma deuxième femme avait choisi ce joli appartement à l’abri de la pluie. Ce n’était pas une propriété privée puisqu’ils ne s’étaient pas installés.

Le président : Comment ça « ma deuxième femme » ?! Vous en aviez donc plusieurs ?

L’étourneau : Oui, c’est une pratique qui se fait parfois chez nous.

Le président : Bon, passons sur la pratique en question. Et qu’avez vous fait de ce « joli appartement » ?

L’étourneau : Nous y avons élevé nos 5 petits !

Le président (dépassé) : 2  femmes et 5 petits chacune !! Je comprends pourquoi en hiver vous êtes en groupes si nombreux ! Passons à la deuxième accusation : salissures de bâtiments publics à répétition. Des maires de plusieurs villes ainsi que des notaires et des bibliothécaires ont vu du jour au lendemain leur façade se parer de fientes, l’un d’eux vous a même pris sur le fait.

L’étourneau : ...

Le président : Bien. Donc aucune objection ?

L’étourneau : Ben cela arrive à tout le monde de faire ses besoins !

Le président : Certes, mais regardez plutôt les autres oiseaux, ils sont tout de même plus discrets !! Ce n’est donc pas un argument. Passons à la troisième : meurtres de vers de terre. Vous trucidez les vers de terre dans les pelouses. Et vous trouvez cela normal ?

L’étourneau : Quand on a cinq petits à nourrir, oui.

Le président : Vous ne pouvez pas les nourrir avec d’autres choses, vos petits, monsieur !?

L’étourneau : Non, monsieur le président, ils ont besoin de protéines !

Le président : Bon, soit. Il y a aussi prise de fruits destinés à la récolte. Vous vous attaquez en grand nombre aux vergers, selon beaucoup de producteurs. Êtes-vous d’accord ?

L’étourneau (gêné) : Disons que... Il faut bien s’alimenter et puis... après tout, nous vous en laissons une bonne partie... Il faut bien partager...

Le président : Oui, mais cela n’est pas une excuse. Et puis, les arboriculteurs ne seraient pas d’accord. En plus, vous êtes tout noir et faites des tik-tik au crépuscule ! Comment voulez-vous ne pas arriver au tribunal avec tout ça !

L’étourneau (indigné) : Non, monsieur le président, ce n’est pas moi qui fait cela, mais mon ami le Merle noir (Turdus merula). Contrairement à lui, j’ai de fines tâches blanches au ventre et à la poitrine en automne et en hiver, et au printemps et en été, des reflets violacés et verts. Ma silhouette est différente. Le merle a une plus longue queue et un cercle oculaire jaune. Et alors ! Pour le chant ! Sachez que moi je ne fais pas de «tik-tik au crépuscule », non, mais par contre je sais imiter la buse, le loriot, la foulque... Souvent, je chante en groupe pour rester en contact avec les autres, oui car je suis un oiseau grégaire et sociable.

Le président (épaté) : Ha pardon, monsieur... Et chapeau parce que moi je ne sais pas du tout faire tout cela...

L’étourneau : Pour mon alimentation, je suis omnivore mais je mange surtout des invertébrés, mes préférés sont les tipules, vers de terre, chenilles, araignées et taupins, entre autres. Je mange aussi, certes, des fruits et, vu que je suis très adaptable, des déchets de nourriture humaine, par exemple dans les aires de pique-nique.

Le président : Vous m’avez convaincu. Vous aurez un nichoir attitré sur une façade du palais de justice.

L’étourneau : Merci ! Pour écouter mon chant, c’est juste ici : https://www.xeno-canto.org/species/Sturnus-vulgaris (un conseil, écoutez ceux marqués « mimicry/imitation » ).

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18 septembre 2021

La Collète du lierre

La Collète du lierre est une petite abeille sauvage terricole qui butine exclusivement les fleurs de lierre.

DSCN4174Description : petite abeille à l’abdomen rayé de jaune et de noir.

Reproduction : cette abeille est terricole, cela signifie qu’elle creuse son nid dans la terre. On observe souvent des bourgades.

Nourriture : elle ne butine que le lierre.

Cycle de vie : l’adulte sort en automne (quand le lierre fleurit), pond puis meurt, puis jusqu’à l’automne suivant, les larves se développeront.

Cherchez-la sur les fleurs de lierre de la façade de vos voisins !

 

Article de Cénel

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29 août 2021

Cap vers l'Islande : Antoine le macareux moine

Cet été, moi, mon frère et mes parents, sommes partis en Islande. Alors, je vais vous faire partir dans ce drôle de pays grâce à notre super blog. Cet article va parler de macareux moines, et de ce qui nous est arrivé d'extraordinaire avec ce drôle d'oiseau. Pour vous situer, nous nous trouvons sur les côtes des Îles Vestmann. 

carte d'IslandeIMG_9308

IMG_9177 IMG_9301

Longévité, nourriture et habitat : 

Les macareux moines peuvent vivre jusque vingt-cinq ans en moyenne. Ils se nourrissent d'animaux marins comme des poissons ou quelques petits crustacés. Ils se posent sur les flots, au dessus d'un banc de poisson et plongent, tête la première, dans l'eau. Une fois cette tâche acomplie, ils récupèrent des poissons et remontent à la surface. Un macareux moine peut plonger jusqu'à 15 mètres de profondeur. Sur la photo de gauche, c'est un adulte macareux moine qui revient pour nourrir son petit avec des poissons dans le bec. Ils nichent sur des falaises, près des côtes, et les adultes creusent des trous d'environs deux mètres pour mettre leurs petits à l'abri. C'est pourquoi il y en a un peu en Bretagne et beaucoup sur les Îles Vestmann. 

Un vol catastrophique :

Les macareux ont beaucoup de mal à se déplacer : sur la terre ferme, ils sautillent, et ils ont du mal à voler. Leurs décollages sont difficiles, et pour le maintient de leur équilibre, ils doivent battre de 300 à 400 fois leurs ailes par minute, qui se fait suivre par un aterrissage laborieux : ils s'écrasent au sol en percutant d'autres macareux moines.

Cri :

Le macareux moine pousse un cri que vous pouvez écouter sur ce site :

Macareux moine - Fratercula arctica (oiseaux.net)

Reproduction :

La parade nuptiale se fait souvent en mer. Les mâles gonflent leurs plumes et agitent les ailes pour attirer l'attention des femelles. Si une bagarre éclate entre deux mâles, un bectage a alors lieu. Les opposants se donnent des coups de bec en agitant la tête d'un côté à l'autre. Après cette parade et la reproduction, la femelle pond un seul oeuf blanc, décoré de petites tâches. Enfin, après une incubation de six semaines, que les deux macareux moines ont surveillé tour à tour, un petit poussin gris éclot

 

 

 

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Un action pour VNV, même en Islande :

Comme vous le voyez sur la photo ci-dessus, ce petit macareux moine est dans un carton. Je vais vous expliquer pourquoi. 

Chaque année, les petits macareux moines prennent leur envol. Ils se repèrent, la nuit, grâce à la lumière qu'émet la lune. Mais ils sont désorientés à cause de la lumière artificielle. Ils prennent donc la direction de la ville, au lieu de celle de la falaise. Les habitants des Îles Vestmann retrouvent ces oisillons, perdus, qui marchent dans la rue. Ils les recueillent, et les nourissent de poisson frais. Puis, au bout de quelques jours vient le moment de les relâcher. Les Islandais pèsent les macareux moines pour voir s'ils sont assez lourds pour voler. Ils faisaient dans les environs de 300 grammes. Puis, les enfants leur donnent de l'élan et les lancent dans la falaise. En tout, la famille avec laquelle on était avait recueilli cinq macareux moines. Commes ils avaient trois enfants, il leur restait deux macareux moines, alors moi et mon frère en avons lancé un chacun. 

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5 premières photos : Alice

6 dernières photos : la famille Islandaise 

Toute dernière photo : Antoine le macareux moine (la peluche de mon petit frère)

Texte : Alice

Sources : Macareux moine - Fratercula arctica (oiseaux.net)Faune et flore du pays - Le Macareux moine (hww.ca)

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04 juillet 2021

Les insectes et leurs caractéristiques

Les insectes adultes ont des caractéristiques qui leur sont propres. Bien sûr, ils ont, comme tous les animaux, une bouche (au sens « un orifice faisant entrer la nourriture dans l’organisme » ). Ils sont composés de trois parties : la tête, le thorax et l’abdomen ; contrairement aux arachnides (araignées, scorpions... ) qui eux ont un céphalothorax et un abdomen.

Les insectes ont les pattes au nombre de 6. Les antennes qui ne servent pas, hélas non, à écouter France Musique mais plutôt à détecter les phéromones, à capter les odeurs, à écouter, à sentir l’humidité...

Les yeux composés de myriades de facettes appelées « ommatidies » sont souvent 2 mais parfois (très rarement) il y a aussi des ocelles, sorte de petits yeux. Leur squelette est externe, on dit donc « exosquelette » .

DSCN5760-modifiéeIl existe beaucoup d’ordres d’insectes, en voilà quelques uns ainsi que leurs caractéristiques :

 

1/ Les Coléoptères :

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Les Coléoptères sont les « scarabées » au sens large, ils regroupent les hannetons, les coccinelles, les capricornes, les cétoines, les taupins, les bousiers, les charançons... Leur point commun est la présence d’élytres protégeant les ailes.

 

2/ Les Hétéroptères :

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C’est les punaises ! Elles sont caractérisées par leur rostre qui leur permet de sucer la sève des végétaux et surtout par des hémiélytres qui ne couvrent pas entièrement les ailes.

 

3/ Les Diptères :

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Cet ordre comprend les mouches, les syrphes, les moustiques, les drosophiles, les bibions, les tipules... Ils ont une paire d’ailes plus deux balanciers appelés « haltères » .

 

4/ Les Hyménoptères :

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Ce sont les abeilles, les bourdons, les guêpes, les fourmis, les frelons... Ils sont caractérisés par leur « taille de guêpe » entre le thorax et l’abdomen. Ils ont deux paires d’ailes

 

5/ Les Anisoptères :

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Ce sont les grosses libellules qui ont les ailes étendues à l’horizontale. Elles ont les yeux plus gros et jointés. Elles sont inféodées à l’eau où leurs larves se développeront.

 

6/ Les Zygoptères :

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Cet ordre est composé par les demoiselles. Elles ont de plus petits yeux sur les côtés de la tête. Leurs larves sont plus fines. Leur abdomen est très long et fin.

 

7/ Les Lépidoptères :

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Ce sont les papillons. Ils ont de minuscules écailles sur leurs grandes ailes. Leurs larves sont les chenilles qui mangent des végétaux. On distingue les papillons de nuit, aux couleurs plus ternes et les papillons de jour, avec souvent des couleurs plus vives.

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08 mai 2021

L'Ibis sacré, ce sacré ibis !

L'Ibis sacré (Threskiornis aethiopicus pour les intimes) est un échassier qui se nourrit d'insectes avec des charognes et aussi des graines. Parfois, ils mangent aussi des oeufs.

ibis-sacréL'Ibis sacré a la gorge, la poitrine ansi que le ventre et une grande partie des ailes blanches. Le cou dénudé est noir. Le bec est très arqué et fort et lui aussi est noir. L'extrémité des rémiges est très ébourrifée et noire. Les pattes aussi sont noires.
La nuit, ils se regroupent dans des dortoirs avec, souvent, d'autres espèces d'échassiers.
En France, l'espèce vient des zoos. Depuis, ils ont colonisés la face altantique, la Camargue et le Midi. Leur répartition originelle est l'Afrique.

En France, la reproduction se fait entre avril et juin.

Texte de Cénel

Photo de Olivier (non membre de VNV

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02 mai 2021

Le leucisme chez les oiseaux

Peut-être avez-vous déjà observé un merle avec des plumes anormalement blanches. C’est une anomalie du plumage causée par une mutation génétique. Si il a le corps entièrement blanc avec des yeux rouges, c’est de l’albinisme ; si il a des plumes blanches (toutes les plumes : complet ; quelques plumes : partiel) mais des yeux noirs, c’est du leucisme.

merle-Cenel-P1020426Le leucisme (aussi appelé leucistisme) peut affecter tous les oiseaux sauvages. Beaucoup d’oiseaux en captivité sont élevés spécialement pour leur leucisme. Par exemple les paons blancs.

Le leucisme est dû à un manque des deux mélanines : eumélanine et phéomélanine.

Les oiseaux très leuciques ont un problème : les prédateurs. En effet, ils sont plus facilement repérables même si certains prédateurs, n’ayant pas l’habitude de chasser des oiseaux blancs, ne s’y intéressent pas forcément.

Dernier problème : pour attirer un(e) partenaire, c’est plus difficile !

Texte : Cénel

Photo : Olivier Frechet (non membre de VNV

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28 avril 2021

Le Xylocope violet, ce « gros bourdon noir »

Vous n'avez pas à avoir peur du Xylocope violet car c'est une abeille solitaire tout à fait paisible qui butine diverses fleurs.

DSCN5619Ici une femelle.

C'est la plus grosse abeille d'Europe. Comme toute bonne abeille, le xylocope dispose de quatres ailes. Il a un corps noir avec des ailes aux reflets violets. Le mâle peut se différencier de la femelle par ses deux taches orangées au bout de chacune de ses antennes. Grâce à ses puissantes mâchoires, il fait des galeries dans le bois pour y pondre ses œufs. On le nomme « abeille charpentière » car il a un penchant pour les vielles charpentes, qui lui a fait sa mauvaise réputation avec sa taille impressionnante. Les dégâts sont tout de même très limités.
Seul la femelle peut piquer et elle ne le fait presque jamais. Par rapport aux autres abeilles, elle est très calme.

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DSCN5622Les adultes émergent en fin d'été, ils hibernent l'hiver et s'accouplent au printemps. On peut donc les observer presque toute l'année.
Le nombre d'abeilles charpentières semble augmenter. Cela serait dû au réchauffement climatique.

Les adultes hibernent dans des vieux murs ou dans des briques alvéolées.

 

Texte et photo de Cénel

Sources : Wikipédia ; Les pages entomologiques d'André Lequet ; À la rencontre des abeilles solitaires, Les Cahiers Techniques de la Gazette des Terriers

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25 avril 2021

Le pic épeiche (dendrocopos major)

Le pic épeiche est un oiseau de la famille des pics, comme le pic vert ou encore le pic noir. Le pic épeiche habite dans les forêts, dans les bois, dans les parcs et les jardins.

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L'alimentation du pic épeiche varie en fonction des saisons. En été, il se nourrit principalement d'insectes, mais ça lui arrive de manger des oisillons ou des oeufs de passereaux. Durant l'hiver, il se nourrit généralement de graines de conifères, de noisettes et de faines. Il suce parfois la sève des arbres.

 

Texte de Yvon

Photo de Cénel

 

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20 avril 2021

Le martin-pêcheur d'Europe (Alcedo atthis)

Le martin-pêcheur, que l'on peut comparer à une "pierre précieuse", guette les petits poissons surplombant la surface de l'eau. Il les capture en plongeant.

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Pendant les hivers rigoureux, où les étendues d'eau sont prises par les glaces, beaucoup de martins-pêcheurs meurent. Les survivants compensent des pertes par des nichées prolifiques. Il se nourrit de petits poissons et de petits animaux aquatiques comme les batraciens.

Il habite près des rivières, des étangs et des lacs comportant des berges abruptes pour qu'il puisse y creuser des galeries et y faire un nid. Sa période de nidification est entre mars et septembre, il fait une nichée par an.

 

Texte de Yvon

Photo écobalade.fr

Source : 440 oiseaux de Volker Dierschke 

 

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17 avril 2021

Le Faucon crécerelle

« Ce matin, en allant au travail, j’ai vu une jeune buse qui apprenait à voler en battant les ailes d’avant en arrière. Elle faisait comme du surplace au dessus du champ. »

Mais non monsieur, je n’apprends pas à voler ! Et je ne suis pas une jeune buse ! Restez poli ! Je suis un noble faucon et j’ai 9 ans de carrière derrière moi, tout de même !

_MG_2586 (3)Eh oui, vous l’aurez deviné, je suis le Faucon crécerelle. Posé, j’ai un manteau roux, des pattes jaunes et moustache noire. Le mâle et le femelle sont différents : monsieur a la calotte grise et moi (la femelle) j’ai la calotte brune. En vol, j’ai des ailes en forme de faux ainsi qu'une longue queue qui se termine par des bouts noirs (vu de dessous).

Pour nicher, je prends souvent des vieux nids de corvidés. Parfois aussi des bâtiments. Vous seriez très gentils si vous m’installiez un nichoir, par contre à 4 mètres minimum de hauteur.

Je me nourris de petits mammifères tels que les campagnols. Parfois aussi des gros insectes, des petits reptiles (lézards) ou encore des jeunes oiseaux.

Je chasse principalement dans les champs mais aussi dans tout milieu ouvert. Il faut quand même de quoi nicher (voir plus haut).

En France, je ne migre pas mais plus au Nord cela m’arrive. Dans ce cas, je pars entre août et octobre et je reviens entre février et avril.

Texte de Cénel

Photo de Jean-Paul Burte (guide vosgien)

Sources : Oiseaux.net, Avibase et BirdLife International

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08 avril 2021

Les abeilles sauvages terricoles du printemps

Connaissez-vous les abeilles solitaires ?

Aussi appelées abeilles sauvages, ces abeilles ont des tailles et des couleurs très variées. Elles sont poilues et elles ne produisent pas de miel.

Parmi le bon millier d’espèces d’abeilles sauvages françaises, nous parlerons ici des abeilles de cette saison (le printemps) qui sont terricoles, c’est-à-dire qu’elle font leur nid dans la terre.

DSCN5511Tiens, quelqu'un habite ici !

Andrène vagabonde (Andrena vaga) :

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Aussi appelée « andrène vague » , cette andrène s’observe de mars à avril. Son abdomen est noir, tout comme ses pattes. Le mâle a un thorax noir avec quelques poils blancs. La femelle est bien plus grosse et a le thorax blanc. Pour nicher, elle apprécie les sols sablonneux. On peut observer des bourgades (ce sont des rassemblements de beaucoup de nids sur un même site). Elle se nourrit de fleurs de saules. Elle est parasitée par Nomada lathburiana, une abeille-coucou.

 

Collète des saules (Colletes cunicularius) :

collete_des_saules_DSCN5472-web800

Cette espèce d’abeille peut être confondue avec l’abeille mellifère (l’abeille domestique, des ruches). Toutefois, l’abeille domestique a une « corbeille à pollen » sur les pattes arrière. De plus, l'abeille des ruches est plus orange au niveau de l’abdomen. Chez la collète, le mâle est plus petit que la femelle. Il dispose aussi d’une plus grosse « moustache » blanche sur la face. L’abdomen est noir, légèrement rayé. Le thorax a une pilosité brun roux. C’est la plus grande des espèces du genre Colletes. Il y a souvent des bourgades très populeuses dans la terre nue ou le sable. Comme l’Andrène vagabonde, elle butine les salicacées. Son abeille-coucou (qui, pour la nidification, agit comme le Coucou gris) est Sphecodes albilabris.

 

Andrène fauve (Andrena fulva) :

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L’Andrène fauve est facile à reconnaître, avec son allure de petit bourdon et son corps roux dessus et noir dessous. Sa tête est noire pour la femelle avec une « moustache » blanche pour le mâle. Elle a les pattes noires.  Elle a une brosse de poils recourbés sur la patte postérieure. Cela s’appelle le « flocculus » . Vous pouvez la voir entre mars et mai. Elle butine un certain nombre de fleurs de familles différentes, on dit donc qu’elle est « polylectique » . Elle adore en particulier les groseilliers. Elle aussi peut former des bourgades dans la terre ou le sable.

 

   + parasites :

 

Je vous ai parlé des abeilles-coucous. En fait, ce sont aussi des abeilles solitaires. Elles vont pondre dans les nids des abeilles terricoles. Ensuite, leurs larves vont manger la nourriture qui était réservée aux larves de l’abeille qui a construit le nid. On les prend souvent pour des guêpes. Elles ont très peu de poils.

DSCN5558Sphécode à labre blanc (Sphecodes albilabris)

bombyle_DSCN5526

Grand Bombyle (Bombylius major)

Il y a aussi d’autres parasites des abeilles sauvages terricoles. En particulier les bombyles. Ce sont des parasitoïdes, c’est-à-dire un être qui se développe au détriment d’un autre être, qu’il tue inévitablement. En l’occurrence, le bombyle va pondre devant les nids d’abeilles. Plus tard, les larves vont venir dans le nid de l’abeille pour manger les larves de cette dernière. Pauvres abeilles !

Les premières abeilles solitaires sont sortis de leurs terriers ; alors à vos filets à insectes, boites-loupes et appareils photos !

Article de Cénel

Sources : 

- Observatoire des Abeilles

- À la rencontre des abeilles solitaires, les Cahiers Techniques de la Gazette des Terriers

- Wikipédia

- SAPOLL

- CilcNat

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